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lundi 7 octobre 2013

A bout de souffle

Un film de Jean-Luc Godard, avec Jean-Paul Belmondo, Jean Seberg,...

 

"La traque d'un voyou séducteur et provocateur..."

Je ne connaissais pas du tout la Nouvelle Vague. Ou, du moins, je n'en avais qu'une "vague" idée...Et ce film, si déroutant et fascinant m'a fait comprendre. En lisant bien des critiques et analyses, j'ai vu que ce film était presque un mythe, concentrant toutes les nuances d'opinions possibles. Qui l'aurait cru? Avec ce montage étrange, ces paroles cinglantes, ce personnage presque dérangeant, cette caméra baladeuse...Oui, Michel Poiccard est bizarre. Mais il est franchement chouette. c'est peut-être un séducteur et un con, comme il le dit si bien, mais moi, il m'a plu. Blasé et nonchalant, loufoque et hilarant, à voler et assommer n'importe qui pour n'importe quoi.
Ce couple avec Patricia m'a émue. Et puis cette femme, aussi innocente qu'audacieuse, son air ingénu et ses robes de rêve...En fait, moi qui pensais ne pas trop accrocher sur les "vieux" films en noir et blanc, me suis retrouvée devant ce qui a révolutionné le cinéma de l'époque. Je me suis rendue compte à quel point cette société était différente et simplement fascinante. L'histoire en elle même n'a rien d'extraordinaire, qu'on se le dise. Mais j'ai aimé rire, froncer les sourcils et m'exclamer devant autant d'absurdité parfois. Passer de la consternation à l'attention, sans aucune finesse. Sortir de la salle à la fois perturbée et le sourire aux lèvres.
Oui j'adoré ce film. Ce genre de film tripant qui provoque un truc en toi, dans ta tête surtout, qui active chaque engrenage jusqu'à forger une nette impression, nuancée ou non. Et puis, je l'ai adoré ce film, mais encore plus après l'avoir décortiqué, analysé et compris dans ses moindres détails. Comme si les choses qui m'avaient échappées étaient venues pour dire: "Chloé, tu viens de visionner un chef d'oeuvre."
                                                                                                                                 Chloé, 1°3 L

 L'hommage de Louise B.

"C'est drôle mais pas trop.
C'est triste mais pas trop.
C'est romantique mais pas trop.
C'est un film sur la musique, sur Paris, sur un imbécile et sur une indécise.
C'est poétique du début à la fin.
Avec deux acteurs émouvants aux mimiques pleines de charme et aux répliques amusantes, plates, décalées, machistes, ironiques, philosophiques ou sans intérêt:

      -"Je crois que je t'aime, mais en fait non, enfin je sais pas, je vais te dénoncer à la police pour voir ce que çà me fait, comme çà je saurai si je suis amoureuse de toi. Et toi Michel?
     - Oh moi, je vais voler une voiture
     - D'accord, mais alors une Ford
     - Silence Patricia, n'oublie pas que tu es une femme"

Mais Patricia ne se laisse pas faire, elle est libre Patricia, elle va où elle veut et d'ailleurs, elle n'ira pas à Rome avec Michel.
De toute façon Michel n'ira pas très loin, c'est un voyou.
Oui, mais un voyou attendrissant.
Et cette Patricia, c'est une dégueulasse.
Mais on ne peut pas lui en vouloir, qu'est-ce que c'est dégueulasse?"
                                                                                                                                  Louise, 1°3 L

vendredi 7 décembre 2012

Moonrise Kingdom

Un film de Wes Anderson, avec Bruce Willis, Edward Norton, Bill Murray...

 

"Des personnages peu attachants..."

"Moonrise Kingdom peut-être qualifié de conte car les personnages sont des clichés: nous avons deux enfants rejetés par les autres et incompris qui fuient ensemble pour échapper au monde qui les entoure. Nous avons également les parents fatigués et effacés, le chef des scouts qui est totalement débordé, etc.
Le côté conte de fées dans ce film est très présent. Même si le lieu et la date nous sont donnés, l'histoire nous semble improbable. Les maisons ressemblent à des maisons de poupées et les couleurs ne sont pas vraiment réalistes avec une dominance du jaune et vert qui nous plonge dans un monde parallèle. Au tout début, lorsque le narrateur parle nous ne serions nullement étonnés de l'entendre dire "Il était une fois", d'ailleurs il nous annonce qu'une tempête doit s'abattre en guise d'incipit. Cela nous montre le côté merveilleux de ce film: le narrateur sait d'avance ce qu'il va se passer et connait déjà le sort de ses héros. Dans la manière dont a été fait le film on peut également percevoir une sorte de morale, ce serait que tout est déjà écrit, le destin est tout tracé. Les protagonistes auraient dû mourir à plusieurs reprises mais ils s'en sortent indemnes et personne ne s'en étonne, ce qui nous montre bien l'aspect conte de fées de ce film. Cet aspect est renforcé par les personnages qui ne sont pas complexes et souvent stéréotypés. Quand ils disent quelque chose, ils le pensent tout simplement et ne cherchent pas à faire passer un message à travers leurs paroles. Leurs mouvements et leur façon de faire sont similaires à leur caractère. Ils font des mouvements secs, déjà réfléchis et sans aucune hésitation. Ils semblent inhumains, on dirait des robots programmés à ressentir juste tel ou tel sentiment mais ils ne l'expriment pas avec les émotions du visage. Ils restent très froids entre eux, d'ailleurs la manière dont la mère de Suzy s'adresse à sa famille avec un mégaphone nous montre leurs liens si impersonnels et éloignés. Le seul moment où l'on peut voir Suzy et Sam devenir de vrais humains est à Moonrise Kingdom, d'où l'importance de ce lieu. Même la nature est trop bien organisée pour refléter la réalité.
Le réalisateur s'est amusé à mettre en scène les stéréotypes, il est le marionnettiste qui commande des pantins. Ce film manque cruellement de spontanéité et de naturel. On ne voit pas la beauté de la vie remplie de surprises. On sent dès le début que tout est programmé. Les personnages semblent avoir été préparés à l'avance et projetés dans notre monde. Ces personnes sont trop éloignées de nous, beaucoup trop irréelles pour nous permettre de nous attacher à elles. L'histoire aurait pu nous donner un film très émouvant mais le réalisateur est parvenu à rendre ce film carré, simple et sans surprise".
Marjory, 1ère3L


mardi 20 novembre 2012

Incendies

Film de Denis Villeneuve, d'après la pièce de Wajdi Mouawad.   


"C'est un beau film tragique et bouleversant d'une grande puissance. Intense en émotions: le suspense est si fort, et le mystère du film si curieux que c'est impossible de quitter l'écran des yeux. Pour moi, les moments les plus forts du film sont ceux du bus incendié et la révélation finale. L'histoire est très frappante surtout à la fin quand nous apprenons l'identité du père et du frère, et les acteurs sont superbes qui maitrisent les rôles et les émotions parfaitement.
D'autre part, la langue n'était pas toujours facile à comprendre, mais çà n'a pas posé de problèmes à la compréhension du film.
Pour conclure, Incendies m'a marqué, la fin se révèle soudainement sans indices pendant le film, ce qui le rend tellement choquant. J'ai beaucoup apprécié ce film, et j'ai aimé suivre et découvrir avec les jumeaux le passé extraordinaire de La Femme qui chante."
Kimberley, 1ère3L

"Incendies, un film de Denis Villeneuve où l'on sent que l'art du cinéma est parfaitement contrôlé grâce à des plans efficaces et une émotion à couper le souffle. Avec une histoire racontée sous plusieurs points de vues, qui nous laisse, avec sa chute, sans voix. De nombreuses scènes palpitantes et une violence d'une intensité tellement forte. Difficile de croire qu'une telle histoire qui parait tellement cinématographique est à la base une pièce de théâtre, un film qui rend curieux c'est agréable.
J'ai aimé ce film, j'ai aimé les musiques qui accompagnaient des images dures parfois violentes. J'ai aimé l'atmosphère stressante, déconcertante. J'ai aimé le personnage de cette femme d'une telle force. Ce film dérange et ne laisse pas indifférent, difficle de sortir de la salle en repensant à autre chose qu'à cette histoire troublante et la phrase terrifiante: un enfant c'est un couteau planté dans la gorge."
Tristan, 1ère3L

Le site officiel du film:  http://www.incendies-lefilm.com